mercredi 8 février 2012

Nous face a la nature.


Bahia Inglesa se trouve etre une petite ville sur le littoral . Une sorte de Lacaneau miniature.
Afin d'economiser l'argent que nous n'avons pas on va planter la tante dans un camping au bord de l'eau a 2000 pesos chiliens la nuit (moins de 3 euros). Ce qu'on ne savait pas c'est que ceului ci  se trouve a 3/4 d'heure de marche, sur la palge, de Bahia Inglesa. Oui oui  c'est dasn la ville qu'il nous avait dist le monssieur de l'information touristique....dans           l 'autre ville!!
Une fois la tante pose on s'avanture sur cette plage pour aller faire les courses. On a donc le temps de decouvrir qu'ici les meduses(de 10cm de diametre a 50cm) sont le maillon principal de l'ecosysteme marin...et terrestre. Tout les metres on peut voir de une  a8 meduses( je les aies comptees) echouees. Je n'irais donc pas me baigner, d'autant plus qu'elles sont rouges et blanches ces choses.
Un peu plus loins sur la plage c'est le cote olfactif qui en prend un coup. Sur 500metres une odeur d'algues en decomposition (autant dire une odeur d'oeuf pourri) reigne. Ce qui parait normal du fait qu'il y a des tonnes d'algues rouges en decomposition. Au bout de ce parcours sensitif se trouve Bahia Inglesa. Jolie petite ville qui profite de nombreuses plages de sable blanc et restos en bord de mer. Le retour dasn la nuit nous a paru interminable.
A savoir que le soleil en Amerique Latine tape fort. La face arriere de ma personne en a subit le sort. Ce temp de repos en plein soleil ( 1h seulement) s'est fait sentir durant 3jours,il se trouve que aujourd'hui ma peua ressemble a celle d'un crocodile.
En plus des meduses on peut se heurter a de nombreux crabes a la pince facile. L'ocean pacifique c'est beau mais attention aux orteils.

On apprend rapidement a dompter les feux de camp pour faire chauffer note eau (du riz)...sauf ce soir la peut etre. Le voisin est utile dans ce cas la, et en plus il nous offre du poulet.

Apres deux jours dasn ce bled,direction Pan de Azucar. Parc national un peu plus au Nord.
Arrivee dans une ville extra moche a la recherche du petit bus a 2000 pesos(3euros) mais pas de bus,ceci entrainant le taxis a 12000 pesos plus 4000 pour l'entree du parc plus 3000 de camping. Un peu les boules pour un parc qui coute pas cher. Pour voir les pingouins sur l'ile en face il faut payer 5000pesos,on decide de rester sur le continent...reelement on a pas eu trop le choix puisque ce jour la l'ocean etant trop agite(vagues immenses),les excurtions n'avaient pas lieu...sauf pour 25000 pesos. Fuck les pingouins.

On retrouve des francais et on apprend  qu'on s'est fait entube sur les prix. L'entree c'est gratuit avant 9h et apres 18h et le taxis inutile puisque le stop en pick up est le moyen le plus developpe. SUPER.

On  tombe ur un pecheur qui vide ses poissons, tout juste peche,sur la plage. 'est un vrai spectacle. Une vaingtaine de pelicans s'entassent deavnt sa barque coloree,afin d'atraper le maximum d'abats de poisson que jette le pecheur dans la foulle de galinaces. Ceci entrainant un concert de claquement de bec et de batement d'ailes...de grands becs et de grandes ailes.



La longue plage occupera notre apres midi.
Note table,quelques bieres et les francais occuperons notre soiree. Echange d'experience et d'annecdotes. C'est a ce moment la qu'on  decide de rentrer en stop le lendemain. Leves 9h,sur le bord de la route a 13h. On a le temps de prendre des coups de soleil et de voir des DAUPHINS!!!!
C'est un pick up bleue turquoise qui nous ramene jusqu'a la ville moche a l'arriere,le vent dasn les orteils...Puis jusqu'a copiapo,la clim dasn les orteil du fait qu'il est interdis de transporter des gens a l'arriere d'un pick up...nous a dis le policier.

Depuis on a elu le stop notre moyen de transport favoris pour les petits trajets.
Copiapo est une autre histoire.

Marchotte

mardi 7 février 2012

5 petites villes jalonnant notre parcours vers le Nord : Horcón, Quintay, La Serena, Vicuña et Pisco

 A proximité de Valpo, où on y sera resté jusqu'au 5 Janvier tout de même, on aura l'occasion de visiter Horcón et Quintay.

C'est à 2 qu'on pars visiter la petite ville côtière d'Horcón à une cinquantaine de kilomètres au nord de Valpo (50km = 2H de bus!). On arrive dans une ambiance de pêche où flotte de petites barques non loin. On passera la journée à se ballader, du petit port aux rues plus reculées dans les terres. On rencontrera aussi 2 phénomèmes de la nature chilienne : 2 types, plus ou moins ivre il faut le reconnaître, qui nous interpellent. L'un porte un sceau en plastique et l'autre une flûte : on a alors droit à un "concert" live! Enfin, aprés ce qu'on pourrait appeler de la musique, on discutent et ils arrivent à nous transmettre la "Buena Unda" dont ils nous parlent tant.






















Le lendemain on décide d'aller à Quintay, à 30 km au sud de Valpo. Nous voilà partis à 4 à la recherche d'un "collectivo": taxi qui a une destination fixe. Comme un bus mais en vraiment, vraiment plus petit puisqu'il à la taille d'une voiture et pour le même prix.Donc on trouve le collectivos mais probléme! Une personne inconnue a déjà réservé sa place et nous on est 4. Donc, en comptant le chauffeur cela nous fait 1+1+4 = 6 et donc pas assez de place dans le taxi! Au lieu de tirer à la courte paille celui de nous qui devra rester sur le trottoir, on négocie avec le chauffeur et on se retrouve à 4 sur la banquette arrière pour 30 minutes de route. Heureusement, non sans peine, on arrivera à négocier le prix du transport (touristes mais quand même)! On arrive donc dans cette petite bourgade côtière avec là aussi pleins de petits bateaux de pêche. On se ballade un peu et on arrive sur une petite plage. Un chien nous accompagne et comme il a l'air joueur avec ses yeux malicieux, Jérémy commence par lui lancer des algues qu'il rapporte comme tout bon toutou qui se respecte.

Sarah s'y met aussi, mais voilà, le chien et joueur mais pas patient et Sarah qui tarde à lui jeter son algue se fait légèrement mordre au tibia. (Je pense à ma maman qui aurait dit "on ne joue pas avec les animaux qu'on connait pas"!) Enfin, Jérémy prend le contrôle de la situation et part à la recherche d'antiseptique et Sarah se retrouve avec un joli pansement offert par les pêcheurs du coin. Mais voilà, une autre question se pose : rage ou pas rage?! Hum hum... On est en amérique latine et il ne fait pas bon rire avec ce genre de maladie! 2 solutions possibles s'offrent alors à nous : la première qui consiste à attraper le chien, l'attacher quelque part et attendre une semaine voir s'il meurt ou non de la rage (un peu long comme solution vous en conviendrez) et la deuxième qui est l'hôpital! Donc aprés être resté 3/4 d'heure sur la plage histoire de mettre les pieds dans le Pacifique, manger quelques produits de la mer au restaurant, on rentre à Valpo. Pas de panique, cette histoire pouvant être lue par des enfants, elle termine bien! Effectivement... il n'y a pas de rage au Chili! (Ah c'est touristes alors!) 





















Le lendemain, Jeudi 5 Janvier, c'est pour Marie Charlotte et moi le grand voyage en couple qui commence. En effet, aprés passé environ 2 semaines  avec Jérémy et Sarah, c'est l'heure de nous quitter car nos routes divergent. Eux partent au sud et nous plus au nord. C'est avec des promesses de se retrouver au moins en Bolivie qu'on prend le bus direction La Serena en laissant dérrière nous nos amis de chez nous! On pars à 23h et on arrive à 6h le lendemain. On trouve une sympathique auberge familiale : "El Hibiscus" où toute une famille acceuillent les baroudeurs du pays. C'est la tête dans le #~*ñ# qu'on attend 11h qu'une chambre se libère afin de finir la nuit qu'y ne fut pas des plus parfaite dans le bus. On finira la journée à la plage de la ville sous un grand soleil et avec en fond, une course de vélo. 

Le lendemain on décide d'aller direction Pisco avec une halte à Vicuña. Arrêt plus ou moins utile où on visite un musée aux insectes qui nous fait réaliser qu'il faudrait peut être acheter une bombe anti-moustique ou limite un fusil vu la taille des trucs qu'on peut croiser sur ce continent! Ensuite on file faire de la grimpette pour atteindre le cerro de la ville permettant de voir toute la vallée de l'Elqui. On y restera une heure, sous la chaleur, avec de la batchata (musique) en fond sonore.

 En fin d'aprème on prend le bus direction Pisco... Pisco ... Pisco! Ah oui, la ville porte le même nom que l'alcool national! Le pisco est un alcool de raisin distillé à 35-40° qui est à l'origine d'un "conflit" avec le Péru. Mais qui l'a découvert le premier? (Paraitrait que c'est le Péru mais chut ne surtout pas le sous entendre!) Enfin, on arrive dans cette petite ville entourée de vignesqui atteignent les 2m de haut (ici, pour ramasser le raisin il faut lever les bras! Afin de vous représenter la chose je vous citerais Marie Charlotte : "Putain regardes, y'a des vaches sous les raisins!"). On trouve un camping attenant à une rivière. Le dueño (propriétaire) nous propose un emplacement de rêve à 1m de la rivière sous un énorme saule pleureur! Il y fait bon vivre donc on installe la tente. Une fois l'opération réalisée on pars visiter la ville et faire quelques courses. La nuit tombe, on rentre, on ramasse du bois et on se met en mode Man VS Wild (pour ceux qui connaissent). Sauf que nous on a des lampes à dynamo et un briquet AHAH. Là où on fait moins les malins c'est pour le riz... on a pas de casserolle! Heureusement le dueño nous en prète une et la soirée se passe parfaitement. Seul au monde sous notre saule pleureur, on se réchauffe et mange au feu de bois accompagné par la douce musique du clapotement de la rivière... et on bois du Pisco évidemment! La nuit est fraîche et le sol est dur mais le café au feu de bois nous réveil. On comprend enfin pourquoi le saule pleureur s'appelle ainsi lorsqu'on découvre la tente collante de larmes de l'arbre! On range la tente et les sacs. on re-visite la ville avec nos glaces artisanales et on reprend le bus direction La Serena pour passer la nuit.


Seb

vendredi 27 janvier 2012

De Santiago à Valpo
Après validation de toute la communauté, on migre le 24 décembre vers le Chili pour passer Noël a Santiago.
On passe la frontière sans encombres (bien que mon sac paraissait détenir quelque chose de suspect).
Nous voicit temponés du passeport. CHILE.

Valpo
Une fois dans la ville la course au pesos chilien peut commencer (en présence d un français rencontré dans le bus. Il vit de jonglages aux feux rouges). Le 24 Decembre Santiago se trouve dépourvu  de pesos... du moins c est se qu on croyait. Enfet il s agissait d une mauvaise manip de notre part aux guichets.( je tiens a préciser que l écriture sans apostrophe est "volontaire" du fait que je ne trouve pas cette foutue ponctuation sur le clavier qwerty. Ceci étant dû au vol de note ordinateur....autre histoire. En attendans, écrivons sans apostrophe, et avec des fautes, surement). On se dégote une auberge superbe,aux habitants pas exeptionels. La princessa insolante sera notre QG pour quelques jours.
Noel se passe à 4 entre copains et en connection avec la France. Les familles éméchés font plaisir à voir et entendre.

Histoire d avoir une bonne vue sur l immense ville qu est Santiago,on monte en haut du cerro San Critóbal via un funiculaire. Moyen de transport datant  d on ne sait quand, qui tien presque a la verticale grace a deux cables rouillés,et nous emmènes en quelques minutes en haut du cerro, dans cette petite cabane en bois.
Vue sur tout Santiago avec en second pland la cordillère des Andes.
Le bar de La Pioreja,nous servira un Terremoso. A savoir ce bar est une taverne qui sert de QG aux étudiant Chiliens après une journée de cours. La boisson far étant le Terremoso, mélange de vin blanc avec 2 boules de glacea l ananas et une liqueur (indefinie a ce jour) pour finir le tout. On se sentirai presque local dans cette ambiance authentique où jonche sur le sol des copeaux de bois,oú une odeur d alcool sucré et âpre reigne et oú les gens chantent a tu-tete.

Anecdote: les lits de Santiago on tendance à s écrouler ( a savoir un lit d une guest house).
 Étant 2 sur le lit superieur du lit superposé,nos deux paires de fesses ( trop grosse pour le lit apparament) se sont retrouvées sur le lit inferieur en l espace de 1/2 seconde. Chute rapide et efficace. Tout ca pour finir en éclats de rires. ( Dû a un  soucis technique il n y a pas de photos de Santiago)

On s empresse de quitter Santiago afin d arriver a Valparaiso le 28 Decembre pour y faire le 1er de l an  avec tout les chiliens. Valparaiso se trouve etre  la ville la plus belle  d amerique latine que j ai pu voir jusqu ici.
Elle s organise en maisons de tôles et de bois,de toutes les couleurs. Les funiculaires permettent aux feignant d acceder facilement aux cerros bpour avoir les meilleures vues surla ville. Sinon les rues pavées et sinueuses  ainsi que les escaliers aux nombreuses marches feront les mollets des plus intrepides.
La famille de Millenium House nous accueille avcec le sourire pendant 1 semaine où Mona le chiot nous offrira moultes lechouilles  enchanteresques. À savoir elle se situe en haut d un escalier raide d une 50aine de marches.
















Valparaiso semble etre une ville d artistes. Graffiti et nombreux shops artisanaux donnent un certain cachet a cette ville. On arpente le rues abruptes entre les maisons colorées pendant toute cette semaine. Chaque coin de rue, chaque tournant offre quelque chose de nouveau. À Valparaiso tu passera tes journées à flaner et trainer dans les rues ombragées ou en plein cagnard. Les yeux grand tu ouvrira et les mollets tu te fera.
On découvre rapidement la petite place (parmis tant d autres) à quelques rues de notre hostal qui se trouve toujours très animée. Concerts, marchés, et autres concerts de rues  donnent le tempo pendant 3,4 jours. Chaque jour toute sorte de placette, ou coins de rue plus grand que 5m2 est occupée par un spectacle.

C est surement Pablo Nerruda qui en parle le mieux:
" Valparaiso, comme tu es inconséquente... tu n as pas peigné tes cheuveux, tu   n as jamais le temps de t habiller, tu t es toujours laissée surprendre par la vie "

On essai donc de dompter la ville en commençant par faire quelques cerros. Ils ne manquent pas et lesmvues sont imprenables, les appareils photos ne sont pas resté longtemps dans leur houses.
La ville a l air de favoriser les liens sociaux. On y rencontre de supers chiliens qui nous apprenent a faire la fête dans les rues de Valpo. Pisco coca (Piscola), melon contenant du vin blanc... L espagnol  chileno s adopte facilement une fois minuit passé.





On est une dizaine,sourire jusqu aux oreilles,la veille du premier de l an.

- À Valparaiso on aura appris á jouer aux échecs
-À Valparaiso on aura rencontré un mapuche et bu un verre avec lui dans sa boutique de productions artisanales
-À valparaiso on aura monté et descendu beaucoup de marches
-À Valpo on aura  fait le premier de l an sous le plus gros feu d artifice au monde
-À Valpo on aura fait plein de photos
-À Valpo on aura compris ce que c est de vivre simplement



Estoy enamorada de este ciudad!
Marchotte

vendredi 6 janvier 2012

MENDOZA et trois jours de roadtrip

Dimanche 18 décembre --> Arrivée à Mendoza, ville réputée pour son vin et ses vignobles au pied des Andes (Vous savez la grosse chaine de montagnes appelée Cordillière!)

 On trouve une auberge au décor parfait, un peu chère mais comme on s'y sent bien, on s'installe! On décide de passer l'après midi au grand ,voir gigantesque, parc de San Martin (figure de renommé ici). On fait deux trois foulées,et herbe oblige, on achète un ballon couleur de la Boca : équipe gagnante de la "Ligue 1" ici (on a vu le match à la télé). Quelques jongles, quelques passes et voilà que 4 argentins de Mendoza nous proposent un match 3 contre 3.
Etant que "jouer au football avec des argentins" fait partie de notre liste, on enlève les claquettes et avec Jéremy on s'en va représenter le foot français sur le petit terrain improvisé. Pas de panique, on s'en est pas trop mal tiré. Une superbe tête, quelques buts, des dépassements et de plus avec Jérémy on joue l'un contre l'autre. Nos argentins s'avèrent être des Mapuche ("tribu" originaire des Andes qui sont plus ou moins devenus des cultivateurs en gros) et le match se déroule comme à la maison, bonne ambiance et fraternité sont de la partie! Problème : le second souffle  est difficile à trouver et la chaleur nous accable (genre il fait quand même 40°C, c'est l'été!). Enfin on se dépense, on s'amuse et on joue au foot argentin. Fin de partie en transe et le souffle court, on s'installe avec nos nouveaux amis et on discute posé dans l'herbe. Une bonne après midi.

Les jours suivants servent à visiter Mendoza avec dégustation des vins (ville viticole oblige). Puis, le bus ne faisant que passer, on décide de louer une voiture afin d'aller visiter par nous même les Andes et son sommet le plus haut : l'Aconcagua qui est le point culminant de la cordillère avec ses 6962m d'altitude et qui concurrence  certains sommets de l'Himalaya. Donc le mercredi 21, c'est parti pour trois jours de road trip en location de voiture : belle berline 5 portes toute blanche toute belle.

Première journée : Pour commencer ce périple, on décide de passer par une route peu fréquentée qui enfet n'en est pas une mais plutôt un chemin rocailleux  qui permet de passer la première barrière de montagnes avec de très beaux panoramas. En résumé ça monte, monte et monte et la voiture souffre, souffre et souffre! 
On croise effectivement de superbes paysages avec les neiges éternelles au loin et des guanacos (des sortes de lama mais en plus jolis et surtout sauvages là). On récupère une route goudronnée et on continue notre route qui file en direction de l'Aconcagua.

On décide alors d'aller voir le Christo Redemptor qui se trouve exactement à la frontière entre l'Argentine et le Chili. De se fait, on passe devant l'Aconcagua et un ou deux villages mais on décide qu'on s'y arrêtera au retour. Le Christo Redemptor est une statue de 7m du Christ mais pour y acceder c'est carrément un chemin qui fait peur et qui grimpe sur 8km! N'écoutant que notre courage, on lance notre superbe voiture, qui n'en est presque plus une, sur la montée. La voiture souffre (encore), les cailloux lui tapent dessus et nous, roulant à 20 Km/h on hésite à plusieurs reprises à faire demi tour. Mais non, on y va, lentement mais surement.


En comptant la petite pause pour mettre les pieds dans un reste de neige, il nous a fallu environ 3/4 d'heure pour arriver en haut. Là, un camion, un tractopelle, un pick-up et environ 8 personnes barrent la route. Ils nous disent de nous garer là et nous baragouinent des phrases imcompréhensibles. Enfin, on devrait être pas loin, on fini à pied. Au bout de 100m c'est la bonne surprise, une coulée de neige de 3m de haut barre la route sur une vingtaine de mètres! Impossible à trouverser... On a même pas vu un soupçon de la statue! Le prenant bien on fait demi tour en pensant aux 8km retour qui nous attendent!

On repasse devant l'Aconcagua et on s'arrête à Punte del Inca pour trouver un coin où dormir. On se fait inviter par un papi qui nous fait visiter une auberge de jeunesse qui s'avère être plus un refuge qu'autre chose. On est à 4000m d'altitude aussi! Angelo est enfet un guide et chercheur de cette immense montagne, qui nous dorlotte et nous conseille. Ici, c'est rempli de sportifs avec tout leur équipement qui vont ou reviennent de l'ascension de l'Aconcagua. On s'installe et on décide avec Jérémy d'aller à la recherche de viande afin de faire un petit asado pour compléter la salade de riz. Et c'est là où l'on vécut une histoire de corazon (coeur) à la Sheitan! (Comme le film oui oui).
On prend donc notre super voiture de location et on fait le tour du village. Impossible de trouver un morceau de viande! Deux jeunes de 25ans sont assis devant un hôtel/restaurant, une fille et un mec à l'aspect un peu bizarre ou peut être seulement à l'aspect de montagnards. Avec notre super accent espagnol (qu'on travaille hein) on leur demande où il est possible d'acheter de la viande. Sans prévenir, la fille se lève, nous dis d'attendre et file en direction de l'hôtel. On attend sagement dans notre voiture avec le mec à côté qui ne prononce pas un mot. La fille ressort au bout de 5 minutes et nous dis de la suivre derrière l'hôtel. On la suit pour arriver devant la porte de service du restaurant. On descend de la voiture et un troisième mec fait son apparition. C'est surement le cuistot du resto qui arrive par la porte avec un sac poubelle dans les bras. On va le voir :
     "- Holà   (Bonjour)
      - Holà   (Bonjour)
      - Buscamos carne para hacer un asado. Es posible de comprar carne aqui?    (Nous cherchons de la viande pour faire un barbecue. Est-ce qu'on peut en acheter ici?)
      - Si si, miras   (Oui oui, regardes)
Il nous tend sa poche poubelle. On regarde à l'interieur, la viande est congelée mais ressemble à de la viande rouge. On a faim, la nuit tombe et on a pas envi de galérer.
      - Que typo de carne es?    (Qu'est-ce que c'est comme viande?)
      - Carne de res     (viande de boeuf) 
      - Y cuanto gramo hay?  (Et combien de grammes il y a?)
      - Un kilo!    (Un kilo)
      - Cuanto cuesta?    (Combien ça coûte?)
      - huumm... 80 pesos   
     - Es un poco caro para nosotros! Es possible de comprar la mitad? 500 gramos por exemple?     (C'est un peu cher pour nous! On peut en acheter que la moitié? 500 grammes par exemple?)
      - Cuanto dineros tienes?    (Combien d'argent t'as?)
      - Heu... 50 pesos!  
      - Vale! Da Me los."    (Ok! Donne me les)
On lui file 5O pesos et il nous donne le kilo de viande. On trouve cela un peu louche car l'ambiance fait qu'on à l'impression d'acheter de la drogue à des gens plus que bizarres qui ont l'air de se payer nos têtes! Enfin, on remonte dans notre voiture et on deballe entièrement la viande. Une étiquette est collée dessus : "Corazon de res, 1kg"... Super on viens d'acheter un kilo de coeur de boeuf , qui doit provenir du fin fond du congélateur du resto, qu'on ne touchera surement pas surtout pour le manger! Effectivement on s'est fait entuber! Mais non, on décide de pas en rester là... On retourne à la porte de service et on appelle le chico. Pas de réponse! On appelle, appelle et appelle... rien. On décide de faire le tour de l'hôtel. On rentre à l'interieur, trouve la salle du resto et la porte donnant aux cuisines. On frappe, on appelle, toujours rien. On persiste et on voitque les types sont juste derrière! Les salauds ils font genre y'a personne! Jérémy décide de carrément ouvrir la porte donnant sur les cuisines :
      - "Heu... No hemos visto que es corazon y no queremos corazon!   (On n'a pas vu que c'était de du coeur et on n'aime pas le coeur!)
      - ... "
Pas de réponse, le mec dis un truc à l'oreille de la fille qui s'approche vers nous d'un air menaçant, nous rend nos 50 pesos et reprend la viande!
      - Gracias!
Et on se barre de cette ambiance glauque à la Sheitan pour retrouver les filles et se marrer de cette histoire! Finalement, on achetera des hamburgers pour accompagner notre salade...


Deuxième journée : On commence par aller au parc national de l'Aconcagua où on se fait une ballade de quelques heures sur cette immense montagne. On entend au loin le bruit d'une avalanche et quelques secondes après on voit un énorme nuage de poussière s'élever dans les airs... on espère que la voiture laissée sur le parking n'a rien! Enfin, on croise de multiples oiseaux, un gauchos  (éleveur de bétail à cheval avec chapeau, couteau et tout l'attirail) et ses chevaux, pleins de sportifs partant à l'assaut de la montagne et on prend un grand bol d'air. On récupère la voiture et on redescent.

























Au milieu d'un champ, on aperçoit un bus abandonné comme dans le film Into the Wild. Etant un groupe de 4 personnes dont 2 passionnés de photos, on s'arrête et on fait session photo dans ce cadre parfait!





Ensuite on redescent plus dans la vallée et on se dirige vers une autre vallée : La vallée de Barreal. Pour arriver à la ville du même nom on passe par une route en cours de construction... encore des cailloux! Cette fois notre belle voiture blanche ne ressemble plus à rien, elle est plus que sale! On arrive à Barreal où on se fait contrôler par la policia. Le premier policier à l'air de vouloir nous trouver quelque choses qui ne vas pas! Mais raté on est en règle, on a même mangé tous nos fruits! (Ici, il est souvent interdit de faire passer des fruits d'une région à l'autre!). Un second policier arrive et dis à l'autre qu'il n'y à rien à redire, le premier n'a pas l'air convaincu mais finira par nous laisser passer! On trouve un Hostel pas mal, habité par le propriétaire et un suisse plus ou moins de passage! On leur dis qu'on aimerai se faire un asado et voila qu'on pars faire les courses pour tout le monde! Ce soir c'est festin tous ensemble. La soirée est parfaite : on mange de la viande succulente et super bien cuite, on bois l'apéro et on discute (toujours en espagnol biensur) de tout et de rien avec nos hôtes. On apprend même que le proprio organise des escursions de 2 jours pour 500 pesos (100euros) : premier jour pour monter la montagne à pied dans la neige, la nuit ça dors sur place, et le lendemain c'est descente en snowboard dans la neige vierge! Autant dire que c'est puff assuré là où personne ne passe! ---> A voir pour le mois de Mai!!

Troisième journée : Tout d'abord c'est deux heures de ballades sur des "collines" de cailloux sous un soleil de plomb. C'est accompagné d'un chien croisé sur le chemin, qu'on trouve des ossements (de quoi on ne sais pas) et qu'on essai de refaire l'histoire de ce lieu! En fond de décor : la grande cordillière des Andes!
On repars direction Mendoza. On fait une pause sur une étendue d'argile craquelé qui sort d'on ne sais où! Impossible d'expliquer pourquoi c'est là mais ça a son charme et son énigme!














Arrivé à Mendoza, on rend la voiture! Enfin, disons le monticule de sable et crasse qui cache la voiture! On sais pas trop si on l'a rayée vu qu'on n'y vois pas grand chose mais par contre on a fais deux éclats sur un enjoliveur!lLe mec de l'agence de location le vois pas, il dis rien sur l'état de la voiture, on paye et on s'en va! Parfait.
On décide de passer la nuit à Mendoza et de partir le lendemin, c'est à dire le 24 décembre, pour Santiago de Chile! Oui oui, on veut traverser la frontière le 24 pour faire le réveillon et Noël dans la capitale du Chili... C'est pas tout les jours qu'on peut faire ça!!

Seb